La fin de l'année scolaire arrive... des voeux à faire pour la nouvelle qui commencera ? Non, tout simplement j'ai été taguée par Calypso la semaine dernière, et ce tag porte sur les voeux... J'ai mis du temps à répondre car ce tag n'est pas évident , mais je m'y essaie avec plaisir !
Voici les règles :
1. Ecrire 8 souhaits
2. Dire à quoi font penser les 10 mots donnés
3. Dire un mot sur sa tagueuse
4. Taguer 8 personnes et les prévenir
Mes 8 souhaits :
* Avoir une vraie stabilité professionnelle... **Avoir la possibilité de voyager et de découvrir d'autres pays/cultures ***Avoir un appartement aussi bien situé et aussi beau que l'actuel, mais plus grand ! ****Dans ce futur grand appartement, avoir une magnifique bibliothèque pour ranger tous mes livres et faire des PAL immenses ! *****Etre toujours aussi bien entourée ******Un bel avenir pour quelqu'un de proche qui est en difficulté *******Etre sereine et épanouie le plus souvent possible ******** Un souhait personnel que je ne dévoilerai pas ici...
A quoi me font penser les 8 mots suivants :
Message : communiquer Blog : parcourir, partager, se promener Prix du livre : découverte Croix
: histoire Scrap : photos Création : art Bonheur : comment le définir
? Vie : épanouissement Enfant : liberté Passion : sentiment
Ma tagueuse :
Difficile ! Je ne connais
pas bien ma tagueuse, Calypso, si ce n'est virtuellement., alors je ne saurai parler que de son blog ! J'aime bien parcourir son blog dont je trouve le nom très original : Aperto libro, (d'ailleurs s'il n'avait été pris...), la présentation et les couleurs sobres me plaisent bien aussi. C'est un blog élégant (pour utiliser
un mot dont le sens fait parfois polémique...!), on aime s'y promener et on s'y sent bien.
Normalement je devrais
taguer 8 personnes mais comme cela fait un moment que ce tag tourne de blog en blog, je risque de proposer à des bloggeuses qui y ont déjà répondu ! Alors que ceux et celles qui passent ici et
n'ont pas encore été tagués s'y mettent !
Certes, même si le ciel de ces derniers jours nous ferait plutôt croire à un début
d'automne ou un mois de mars pluvieux, et bien, c'est sûr l'Eté arrive... Et l'été n'est pas seulement synonyme de vacances, soirées en plein air, promenades au vert, au soleil ou au grand
air... Pour moi, du côté de la lecture, l'été, c'est le temps des grandes lectures sauvages, des romans fleuves, des pavés mis de côté pendant l'année (ou depuis plusieurs années), des livres qui
seront jaunis par le soleil (puisse t-il revenir un jour !) et dont on se souviendra avec plaisir et nostalgie en voyant, dans les rayonnages de la bibliothèque, le dos un peu hâlé ressortir à
côté des autres tranches pâlottes ! En attendant que l'été arrive, je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment pour commenter mes lectures, mais j'ai
quand même trouvé le temps d'agrémenter ma PAL de quelques nouveautés dont je vous fais part...
Ceux qui restent : Une Rencontre, Milan Kundera La Promesse de l'aube, Romain Gary Mrs Dalloway, Virgiana Woolf La Moustache, Emmanuel Carrère
Les nouveautés : Onze histoires de solitudes, Richard Yates Rêves de garçons, Laura Kasischke Les Demeurées, Jeanne Benameur Mal de Pierres, Milena Agus Journal, Hélène Berr La Mécanique du coeur, Mathias Malzieu
Et puis il y a la PAL de l'été, celle qui est mise de côté toute l'année... un peu poussiéreuse, mais je l'ai
ressortie : La Recherche, Proust Les Bienveillantes, Jonathan Litell Terres des Oublis, Duong Thu Huong (mis de côté après un essai de lecture infructueux cet
hiver).
Et parce que je crois à l'été qui arrive (et que j'ai envie de soleil - et peut-être
que vous aussi ! ), une petite chanson pour se projeter et rêver un peu...
Une pièce de théâtre est-elle faite pour être lue ? Ou seulement vue, le théâtre étant avant tout un
spectacle vivant ? Voici une question assez épineuse, qui trouble la littérature depuis quelques siècles déjà ! Personnellement, j’ai d’abord pratiqué le théâtre dans un fauteuil, en
trouvant beaucoup de plaisir dans la lecture des ces textes, et ce n’est qu’après que j’ai pu apprécier aussi le théâtre en tant que spectacle vivant. Mais j’ai remarqué que je suis souvent déçue
lorsque je vais voir une pièce que j’ai d’abord lue et aimée. Je préfère souvent assister aux mises en scènes réalisées par l’auteur du texte. Bien sûr pour bon nombre de pièces, c’est
impossible !!
Vendredi dernier je suis donc allée voir En Attendant Godot de Samuel Beckett, mis en scène par Bernard
Lévy. J’avais peur d’être déçue pour plusieurs raisons, dont celle sus-citée, mais aussi parce que Beckett est un auteur très important pour moi, (peut-être le plus important – vous savez,
l’auteur qui nous a marqué à un moment clé et qu’on peut relire à tout âge avec un plaisir nouveau et lasensation magique de redécouvrir le texte pour la première fois, l’auteur dont quasiment toute l’œuvre nous fait vibrer et nous procure toute cette gamme
d’émotions, de sensations et de pistes de réflexion…) et cette pièce en particulier m’a beaucoup marquée dés la première lecture que j’en ai faite. Je l’ai relue de nombreuses fois depuis,
j’ai ma représentation mentale de ce texte, chargée de significations et de symboles, et d’émotions personnelles. Enfin, cette crainte provenait aussi de la mise en scène de Fin de
partie par Charles Berling vue l’an dernier et qui m’avait relativement déçue : mise en scène assez pauvre (même si au départ, celle qui est proposée par Beckett est déjà très
dépouillée, mais je n’ai pas vu un grand effort de recherche), jeu des acteurs principaux décevant, en revanche les rôles secondaires étaient très bien interprétés : Nag et Nell dans les
poubelles… excellents !
Et bien ce vendredi, j’ai été ravie d’attendre Godot en compagnie de Bernard Lévy et de sa mise en
scène ! Pas du tout déçue, bien au contraire, j’ai été très agréablement surprise et ravie de redécouvrir une énième fois ce texte. J’y ai encore vu/lu de nouvelles références et
interprétations. Bernard Lévy a brillamment réussi à respecter le texte et les didascalies de Beckett, tout en prenant certaines libertés et en faisant quelques innovations remarquables, qui
servent très bien la pièce, ajoutant encore à son charme et à sa poésie. Rendant d’ailleurs la poésie de cette pièce plus visible.
Les acteurs, Gilles Arbona, Thierry Bosc, George Ser et Patrick Zimmermann sont tous excellents, rien à
redire. Pour les rôles de Vladimir et d’Estragon, j’ai trouvé le jeu des acteurs très fidèle au texte. Les deux autres personnages de la pièce, Pozzo et Lucky, sont très bien interprétés aussi,
l’inversion des rôles (soumission/domination) est flagrante entre les deux actes, on le voit, on le comprend de suite. Lucky est assez hilarant lorsqu’il se met à danser et à penser sous les
ordres de son maître.
Le décor de
la scène était vide, comme il se doit. L’arbre, élément si essentiel dans la pièce, bien là. Dénudé comme il le faut, se chargeant ainsi de toute sa symbolique…Les jeux de lumière étaient
également bien menés, mettant bien en relief certains aspects importants de la pièce : le temps qui passe, le jour et la nuit, le crépuscule...
Enfin, belle innovation de Bernard Lévy : la musique et le son. Bruits clownesques lors des coups de pieds,
musique de piano lors des changements d’actes : formidable clin d’œil au cinéma muet et à Buster Keaton, et en cela magnifique hommage à Beckett puisqu’il a été influencé par le cinéma muet,
Charlot, les Marx Brothers…
Le crescendo et la montée du tragique entre les deux actes était parfaitement visible. On retrouvait aussi tous
les registres que Beckett a mêlé dans la pièce qui fut son premier succès : comique, burlesque, tragique et grotesque coïncident sans cesse avec élégance et pudeur. En une réplique, on
bascule du théâtre de boulevard à Tchékov ! Tout ce génie se retrouve admirablement dans cette mise en scène. J’ai également beaucoup aimé le respect des « silences » très
fréquents dans le texte (ces temps de silence me semblent difficiles à « jouer », je les ai trouvés ratés dans la Fin de partie évoquée au-dessus).
Bref, une promenade douce-amère dans la condition humaine… une attente non pas désespérée et désabusée, mais
poétique et lumineuse. Un questionnement au bout...
En Attendant Godot réussit encore à bousculer l'esprit, plus de cinquante ans après sa première
représentation, grâce au génie beckettien mais aussi au grand talent de Bernard Lévy et de son équipe professionnelle.
Si vous avez l'occasion de voir cette représentation, courez-y !
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