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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 19:36

Merci aux quelques personnes qui passent encore ici, et pour les commentaires qui ont été laissés...

J'ai changé d'adresse depuis un petit moment et je ne viens plus très souvent. Mon rythme de publication est toujours aussi irrégulier sur mes nouvelles terres qu'il l'a été ici !

 Certains articles ont été rapatriés, ne vous étonnez pas des redites !

 

Voici le lien pour ceux qui veulent me suivre...  http://notescontrenotes.blogspot.com/


Par émi-lit
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 11:50

http://www.planetebd.com/img/couv/journald_italie0_couv.jpgJ'ai plusieurs fois essayé de lire le chef-d'oeuvre de David B., L'Ascension du Haut-Mal mais à mon grand désarroi, n'ai jamais trop accroché. On est toujours un peu désemparé de ne pas réussir à lire LA grande oeuvre que tout le monde reconnaît... J'avais donc besoin de me réconcilier avec ce grand auteur de la BD et d'en trouver une  qui me convienne. Celle qui vient d'être publiée m'a tout de suite attirée : d'après le titre, un récit de voyage en Italie, première étape, le nord : de Trieste à Bologne en passant par Venise et Parme... Un itinéraire très prometteur !

 

Un journal de voyage en bande dessinée, ça donne quoi ?  On s'attend à des dessins figurant les monuments (de quoi faire quand on choisit l'Italie), des descriptions, des scènes authentiques de la vie italienne, quelques anecdotes sur le voyage.

Que nenni ici, l'auteur se joue de nos attentes dès le début en nous plongeant dans un univers fantastique : la première aventure de son récit de voyage se passe dans la maison des chats, des chats qui vivent et parlent tous comme des humains et avec qui le narrateur sympathise très vite. Un peu plus loin, ce sera dans la maison des rats qu'il nous entraînera. Deux épisodes un peu effrayants, il faut l'avouer (ce ne sont pas mes préférés). 

  Ce que David B. a choisi, c'est de raconter son voyage comme s'il déroulait devant nous le fil de sa pensée. Tel place de la ville, tel personnage lui évoque un souvenir ou une anecdote qu'il s'empresse de nous retranscrire. Avec bonheur car c'est un formidable conteur. La grand-mère de sa compagne, chez qui ils séjournent à Parme devient un lutin. et on se retrouve dans quelque conte et légende du nord de l'Italie. La visite d'une librairie donne lieu à une comparaison édifiante du film Luciano Lucky (mafieux italien ) et Le Parrain. Pas de gondole à Venise mais l'histoire du ghetto et la biographie romancée du mystique juif Daoud Ravid, qui termina sa vie sur le bûcher. Et aussi l'étrange et fantastique aventure de la jeune fille aux 4 saisons qui est ma préférée : on a vraiment l'impression de lire une nouvelle fantastique, illustrations en plus !

Le graphisme est varié et s'adapte aux anecdotes : volutes et style nouille lors des promenades en amoureux ; sombre, haché et angoissant quand l'atmosphère se fait plus fantastique. Droit et strict pour la leçon de cinéma. 

On se laisse entraîner avec un plaisir jubilatoire au fil des dessins et des mots dans un tourbillon d'anecdotes et d'histoires d'hier et d'aujourd'hui. Une façon de rendre le journal de voyage vivant et éclatant, mais aussi atypique. Finalement, je dirai plus que c'est un recueil de nouvelles sur l'Italie plutôt qu'un journal de voyage. A ne pas lire si on s'attend à un compte-rendu précis des monuments du nord de l'Italie !

J'attends avec impatience la parution du tome 2. Et maintenant je peux crier haut et fort : J'AI LU DAVID B. !

 

Le projet de l'auteur, par lui-même, écrit dans la postface :

C'est un récit de ce qui se passe dans mon cerveau plutôt que dans ma vie.  Il n'y a rien de meilleur que de marcher pour trouver des histoires et de regarder passer des gens pour saisir des personnages.

 

 

 

http://lh5.ggpht.com/_WMKJbeeOKWk/S4EzgJRnTWI/AAAAAAAAEkE/xd1BLsSd57k/s576/Capture%20plein%20%C3%A9cran%202010-02-21%20071847.jpg

Par émi-lit - Publié dans : Bandes dessinées
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 12:36

http://www.decitre.fr/gi/16/9782260017516FS.gif

 

Dans les envies de lectures, on a parfois envie de quelque chose de bref, qu'on lira dans l'heure, le temps d'un trajet en train ou d'une attente dans un café anonyme, et dont on s'assure de la qualité pour ne pas être déçu.

Pour satisfaire mon envie, je prends dans ma bibliothèque un court roman de Sagan (en est-il des longs ... ?), je me dis valeur sûre, jusqu'ici je n'ai pas été déçue par les livres de Madame.

Aimez-vous Brahms... est l'élu, publié en 1959 . Paris, Paule, femme de 40 ans va se laisser aller à tomber amoureuse d'un jeune homme de 25 ans (Simon), éperdument amoureux d'elle. Mais bien sûr, vous imaginez le schéma, Paule n'est pas célibataire. Non, Paule entretient une relation avec Roger, ils s'aiment mais ne vivent pas ensemble, et ce bon Roger tient avant tout à "sa liberté", il ne s'en prive pas et délaisse parfois, souvent, sa compagne.  Bref, une histoire d'amour quand même ultra ultra classique, peu surprenante, avec beaucoup de clichés : la femme délaissée par son amoureux tombe dans les bras d'une jeune  homme fougueux qui l'admire et la fait se ressentir femme désirable. Aucune surprise, même la fin est attendue.

Cependant le récit est court, l'écriture fluide et simple, on va au bout malgré le peu de suspens.. Mais j'avais parfois l'impression de lire un roman de gare des années 60. (En même temps je l'ai lu le temps d'un trajet en train... )

Ce qui sauve le récit à mes yeux, et n'en fait pas une déception totale, ce sont quand même les belles envolées mélancoliques de Sagan. Sur des choses simples et quotidiennes, aussi sur la vie finalement assez vide de ses personnages.  Cela donne lieu à quelques belles pages. Mais contrairement à l'effet Bonjour Tristesse, Aimez-vous Brahms... est un roman que j'oublierai assez vite.


 

Une jolie page sur les dimanches solitaires :


Elle haïssait ces dimanches de femme seule : les livres lus au lit, le plus tard possible,  un cinéma encombré, peut-être un cocktail avec quelqu'un ou un dîner et, enfin, au retour, ce lit défait, cette impression de n'avoir pas vécu une seconde depuis le matin. Roger avait dit qu'il l'appellerait le lendemain. Il avait sa voix tendre. Elle attendrait son téléphone pour sortir.  De toute manière elle avait des rangements à faire, de ces occupations typiques que lui avait  toujours recommandées sa mère, ces mille petites choses de la vie d'une femme qui la dégoûtaient vaguement. Comme si le temps eût été une bête molle qu'il fallait réduire. Mais elle en venait presque à regretter chez elle l'absence de ce goût.  Peut-être y avait-il effectivement un moment où on ne devait plus attaquer sa vie, mais s'en défendre, comme d'une vieille amie indiscrète. Y était-elle déjà ? Et elle crut entendre derrière elle un immense soupir, un immense chœur de «déjà».





Par émi-lit - Publié dans : Récits
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